Petit-déjeuner d'été : nouveaux arrivages de confitures exotiques et d'infusions créoles
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Renaissance est le terrain de recherche d'A1710 sur les essences de bois. Chaque édition en explore une. Celle de 2026 est allée chercher un chêne des Andes, poussé à plus de 2 300 mètres d'altitude. Le rhum reste blanc. L'affinage travaille la matière sans la colorer. À 55°, cette version titre trois degrés au-dessus des éditions 2022 et 2025, embouteillées à 52°.
600 carafes, numérotées une à une. La carafe est ronde. Son col porte une bague violette, et l'étui blanc qui l'accueille est estampillé "Rhum extraordinaire". A1710 ne reproduit pas la même essence de bois d'une édition à l'autre.
L'édition 2025 comptait 6000 bouteilles. Celle-ci en compte dix fois moins.
Le nez est rond, presque pâtissier. La vanille arrive en premier. Suivent le miel et une note de noix de coco qui signe le passage en fût. Rien de boisé au sens lourd. Servez à température ambiante dans un verre tulipe. Laissez reposer cinq minutes avant la première approche.
La bouche change de registre. L'amande toastée tient l'attaque. Le végétal de la canne reprend la main derrière, puis les épices s'installent. La finale est élégante et longue, sur des épices chaudes, sans amertume. Un rhum blanc qui se déguste comme un vieux.
Au-dessus de 2 300 mètres, un arbre pousse lentement. Ses cernes se resserrent et son bois devient dense, à grain fin. Un grain serré cède ses arômes plus doucement qu'un chêne de plaine. L'affinage peut donc rester court sans que le fût prenne le dessus. La vanille et la coco s'installent sans effacer la canne.
Le bois est sélectionné à la main, arbre par arbre. Chaque partie est utilisée et valorisée, rien ne part au rebut. La même exigence s'applique au champ : les cannes sont coupées à la main.
La distillation ne change pas. Fermentation longue de cinq à sept jours, puis alambic charentais en cuivre hybridé d'une colonne. Ce montage sort du cadre de l'AOC Martinique, qui impose la colonne créole seule. Il fonde aussi la signature aromatique de la maison.
Buvez-la pure. En cocktail, tout le travail du fût disparaît. Trois centilitres dans un verre tulipe, à température de la pièce. Deux gouttes d'eau de source ouvrent le nez si l'attaque vous paraît vive.
À table, elle tient tête au grillé et au sucré : magret laqué, ananas rôti, chocolat noir à 70 %. En digestif, elle se passe d'accompagnement.
C'est aussi la bouteille à offrir. La carafe, la bague violette et l'étui à l'or véritable font le cadeau sans emballage supplémentaire. Le numéro porté par la carafe identifie l'exemplaire reçu.
| Style | Rhum blanc agricole, pur jus de canne |
|---|---|
| Taux d'alcool | 55 % vol. |
| Volume | 70 cL |
| Origine | Martinique, France |
| Producteur | Distillerie A1710, Habitation du Simon, Le François |
| Édition | Édition limitée 2026, 600 carafes numérotées |
| Affinage | Fûts de chêne originaire des Andes, plus de 2 300 m d'altitude |
| Fermentation | Longue, cinq à sept jours |
| Distillation | Alambic charentais en cuivre hybridé d'une colonne |
| Récolte | Cannes coupées à la main |
| Conditionnement | Carafe ronde, bague violette au col, étui blanc décoré à l'or véritable |
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En 2006, Yves Assier de Pompignan entreprend de redonner vie à l'Habitation du Simon, au François. Son histoire remonte à 1710. Il faudra des années avant que la distillerie ouvre. Ce sera la première à rouvrir en Martinique après un long sommeil. A1710 y travaille en petites séries, avec un alambic charentais et une fermentation lente, sur des terres certifiées bio dès la plantation.
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